"La défiance est mère de sûreté."
Aristophane (-450 / -386)

Les règlementations internationales maritimes

Règlementations internationales maritimes

L'ISPS, un copier-coller du transport aérien

 

Aéroport de Paris, une entreprise sans personnel !

Extraits d'un article de Marie-Catherine LAINE

 

Les aéroports ont subi 3 sortes de changements suite aux restructurations successives de ces dernières années :

En premier lieu,d'une entreprise sous tutelle de l'état, elle est devenue en 2005 une société anonyme avec comme actionnaire principal l'état. Cela a entrainé une restructuration complète de l'entreprise, dans ses objectifs: emploi - financier - stratégie - culturel.
Depuis la privatisation des aéroports parisiens, l'état a établi un Contrat de Régulation Economique 2006-2010 (CRE1) pour gérer ses capitaux : investir massivement au profit des nouvelles capacités classées aux meilleurs standards internationaux, recherche de profit, de rentabilité pour satisfaire l'actionnaire principal : l'état.
La dégringolade des effectifs s'accélère : le CRE2 2011-2015 a pour objectif principal la satisfaction des clients, mais pour cela prévoit 10% en moins de personnel sur 5 ans. Étonnant paradoxe, le personnel étant
en sous effectif, il n'arrive plus à répondre aux demandes des passagers, alors qu'il a un objectif de qualité à atteindre.
Le remplacement des départs est compromis, l'accord des seniors est un leurre, l'entreprise ne fait qu'appliquer la loi pour ne pas payer 1% de pénalité.
L'action fluctue au gré des annonces sur la santé de l'entreprise.
Le chiffre d'affaires et le montant des bénéfices sont très attendus et parfois un nuage de cendres peut tout paralyser... Et l'action chute aussi vite.

Deuxièmement, d'un monopole parisien, elle devient un Hub européen : ADP et l'aéroport de SCHIPOL (Pays-Bas).
Depuis 2009 ADP s'associe à l'aéroport de Schipol pour créer un hub (une plateforme d'échanges aéroportuaires/train) européen pour être plus compétitif et pour garder un certain monopole.
La recherche du profit est à l'origine de cette association, avec toutes les conséquences sociales. En effet, nous avons enregistré entre 2004 et 2009 une perte de 1200 postes directs. L'indicateur clé pour savoir si l'entreprise est toujours performante, ce sont les effectifs en baisse et les bénéfices en hausse.
Puis d'une entreprise TOUT corps d'état (les métiers des aéroports pouvaient aller d'un agent d'escale au plombier), elle est maintenant devenue un groupe financier avec des filiales et des sous traitants.

Tous les secteurs de l'entreprise sont impactés par les restructurations successives et vont disparaître afin d'optimiser les coûts, sutout de main d 'oeuvre. Il y a 30 ans le nettoyage a été le premier secteur à être touché, puis la sécurité et la sûreré nationale ont suivi (la police ou la gendarmerie tenaient ses secteurs auparavant, ce travail a été dédié à un personnel privé, qui a reçu l'agrémentation).
Que reste-t-il à sous-traiter : l'immobilier, les parkings.. Toujours plus de perte d'emplois vers des entreprises peu scrupuleuses du bien être de ses salariés.

A ce rythme. ADP sera bientôt une entreprise sans personnel autre que ses dirigeants !
ADP a toujours été bénéficiaire, mais était une entreprise publique autonome, investisseuse.

Maintenant ADP "rapporte la moitié des bénéfices (environ 150 M d'euros) à ses actionnaires" dont 51% à l'état.

 

Imprimer

MARPOL versus SECA

Logo de l'OMI - Organisation Maritime Internationale

Afin de limiter les rejets nocifs pour la santé humaine (et animale) des navires lorsque en escale dans les ports européens, mais aussi nord-américains, les Américains, puis les Européens, et enfin l'Organisation Maritime Internationale ont adopté des textes contraignants pour limiter les rejets de CO², de SOx (oxyde de souffre) et de NOx (oxyde d'azote). Mais... Lire la suite...

Lire la suite

Imprimer

Problematique des EPE à bord des navires de commerce

 

La problématique posée est de trois ordres :

1- la "libre" circulation d'armes de guerre dans des zones du monde où le respect du droit national (ou international) n'est déjà pas à l'ordre du jour, ne peut être une bonne chose en soi.

2- l'absence de cadre juridique international établi et éprouvé pour encadrer la manière de déceler une menace à l'encontre d'un navire et la manière "d'y répondre par pallier"

3- le commandant d'un navire étant seul maître à bord, ces Equipes de Protection Embarquée, dès lors que la sécurité du navire et de son équipage est en jeu, doivent-elles continuer à lui obéir ou sont-elles libres d'appliquer des règles d'engagement en "toute liberté". Lire la suite...

Lire la suite

Imprimer

  • 1
  • 2